Saturday, June 20, 2009

Invitation à la débauche, mise à jour

Bon, je le savais. Bande de pas tenables.

On a été aux prises avec une orgie d'idées de votre part, et Élise, sous le choc de la qualité de chacune d'entre elles, a décidé d'en mettre le plus possible dans un format qui permettrait justement d'en retenir le plus possible (voir son commentaire dans le dernier billet). Un peu plus et elle me trompe avec vous, je le sens! Quelle ironie.

Voici une ébauche de ce que ça donnera dans le livre: deux pages d'annonces classées illustrées. Si vous reconnaissez votre idée dans le lot, prière de m'envoyer un message par courriel (caroline.all@gmail.com) avec le prénom et le nom que vous souhaitez voir associé à la publicité dont vous êtes le héros (prière de ne pas me donner le nom de quelqu'un d'autre de qui vous souhaitez vous venger, ce serait trop diabolique.)



Message spécial à Stéphane Berthomet: Ton idée fera l'objet d'une illustration en double page. Élise te fait dire "merci mon chou, on s'appelle, on déjeune".

Message spécial à mon Patrick Dion d'amour, le seul et l'unique, avec qui je vais bientôt aller luncher, si si, les filles, vous en êtes toutes vertes de jalousie, inutile de le nier, AHAHAHAHAH : Élise a travaillé sur ton idée tout un après-midi et ça l'a tellement stressée qu'elle a régurgité son quatre heures. C'était ben trop compliqué à expliquer en une phrase! Évidemment, Élise aurait pu faire une double page, le côté bouche, avec plein de vomi, et le côté fesses, avec plein de caca, mais l'éditeur fait dire qu'on a déjà dépassé notre quota de matières sordides. On s'excuse, on s'appelle, on déjeune.

Merci à tous et toutes! On vous tient au courant pour les prochaines étapes de notre trip à deux (et plus si affinités).

Thursday, June 18, 2009

Invitation à la débauche

Vous le savez, je vous trompe. Je vous trompe avec elle.

Bon sang, je vous l'ai dit mille fois! Je vous l'ai annoncé sur tous les tons, je vous ai mis des preuves sous le nez, je vous ai provoqués, je suis rentrée à des heures de fou, j'ai même parfois découché, et vous persistez à faire bonne figure. Vous prenez ça avec le sourire. Vous restez zen, de marbre, de glace. Debout.

Je vous admire. Moi, je pourrais pas. À votre place, telle une Gerry Boulette au piano et la couette au vent, je chanterais comme une coyote, debout entre deux dunes, en priant pour que les sept plaies d'Égypte prennent l'avion pour venir s'abattre sur la vilaine pécheresse que je suis. Sans pitié ni pardon.

(Le café était fort, ce matin.)

Mais je me dis aussi, vous connaissant un peu, bande de coquins, que votre attitude compréhensive, vos airs de grande sagesse, viennent probablement du fait qu'en quelque part, vous êtes un peu pervers. Ça ne m'étonnerait même pas que vous preniez plaisir à la situation. Pire encore, je suis pas mal certaine que ça vous intéresserait de participer à toute cette glauque histoire d'adultère littéraire.

Tout ça me perturbe au plus haut point, mais je vous aime, alors soit.

Ah, et pis, pour tout vous dire, Élise et moi, on aimerait même que vous vous joigniez à nous. Voici notre proposition: on est prêtes à accueillir des idées de fausses publicités que vous pourriez avoir concernant des produits en tout genre, comme cette pub d'un jeu "Baby Archimède" de casse-tête pour surdoués, par exemple:
Et puis aussi, des fausses pubs comme l'idée que Scrogn nous a donnée sans le savoir dans un commentaire, l'autre jour. Tsé, Claire, ta remarque sur le p'tit gars qui vise toujours parfaitement notre visage avec son pipi quand on change sa couche? Ça nous a donné l'idée d'un casque avec visière destiné aux changements de couches risqués -- je t'avais pas parlé de ça, hein, Claire? J'allais le faire, ton nom va être en bas de la pub, d'ailleurs. Et le nom des auteurs de toutes les bonnes idées retenues de manière totalement arbitraire par Élise sera aussi au bas des pubs dans le livre, et vous aurez l'illustration imprimée pour vous tout seul et même dédicacée, si vous voulez. Tant qu'à s'adonner au stupre et à la luxure, autant le faire de manière complète et rigoureuse.

Bref, si ça vous dit, laissez-nous des idées de fausses pubs en commentaire et roulons-nous tous ensemble dans le foin doux et odorant de l'amour interdit. Y'a pas de raison pour que ce ne soit que moi qui m'amuse, ici.

Wednesday, June 03, 2009

Triangle philosophique

Mère indigne galvaude la philosophie et Fille Aînée se demande s'il y a des limites à la mauvaise foi de sa génitrice dans le spécial Fête des Mères du site Internet de ELLE France.

Wednesday, May 27, 2009

Maladie de Bébé, mise à jour.

Bébé -- Maman, je suis morte.

Mère indigne -- Je sais.

Bébé -- Je suis très malade.

Mère indigne -- Oui.

Bébé -- Hier, j'ai craché partout dans la voiture.

Mère indigne -- Partout.

Bébé -- Tu sais pourquoi je suis morte, hein?

Mère indigne -- Pourquoi?

Bébé -- C'est Alex. À la garderie. Il m'a empoisonnée.

Mère indigne -- Oh. Il est pas gentil, Alex.

Bébé -- Non. 

Mère indigne -- Hum.

Bébé -- Beaucoup de malheur.

Mère indigne -- Yep.

Bébé -- Au moins, je pleure pas.

Maudite maladie

C'est très rigolo, et je ne sais pas où elle a été chercher ça, mais Bébé a décidé que "maudit" était un synonyme de "malade".

Mère indigne -- (Tousse, tousse.)

Bébé -- Maman! Tu es MAUDITE!

Mère indigne -- Hein? Euh, oui? Enfin, pourquoi pas.

Toujours est-il que depuis hier, c'est Bébé qui est maudite. Elle m'a vomi dessus copieusement alors que je l'installais dans la voiture, ce qui m'a presque poussée à conduire jusqu'à la maison topless, mais j'ai préféré l'odeur du vomi au parfum du scandale.

Et aujourd'hui, Bébé est à la maison.

***

Bébé -- Maman, maman! Je suis morte! Je suis TROP MORTE!

Mère indigne -- Mais non, chérie, tu es seulement malade.

Bébé -- Je suis mooooorte!

Mère indigne -- Quand on est mort, on ne peut pas crier qu'on est mort.

Bébé, qui apprécie tout de même la logique -- Ah.

***

Mère indigne, épongeant le vomi incrusté dans le siège de la voiture -- Chérie, qu'est-ce qu'elle t'a donné au dîner, ton éducatrice?

Bébé -- Des ordres.

***

Bébé -- Mamaaaaaan... Je suis maudiiiite... Je vais me coucher dans le coin pour dormir.

Mère indigne -- Pas de problème.

Bébé -- Tais-toi, tu me déranges.

***

Bébé -- Mamaaaaaan... Je veux écouter le Magicien d'Oz avec Grande Soeur...

(Fille Aînée, voyant Bébé rester à la maison, a évidemment trouvé que la petite journée d'école qui s'annonçait, sans examen ni période privilège, la poussait irrésistiblement à se sentir un peu malade dans le coin de l'estomac, elle aussi.)

Mère indigne -- Pas de problème.

Bébé -- Mais je veux l'écouter en anglaiiiiiiis...

Mère indigne -- Pas de problème. Mais on va mettre les sous-titres en français pour ta soeur.

Bébé -- (Soupir méprisant.)

***

Bébé -- Mamaaaaaaan... Je suis vraiment morte.

Mère indigne, qui connaît des gens morts et qui sait faire la différence, bordel -- Mais non, voyons. Tu es seulement malade.

Bébé -- Je suis maudite?

Mère indigne -- Jusqu'à la septième génération.

Bébé -- C'est très maudit, ça?

Mère indigne -- Oui.

Bébé -- Ben... Ben... OK, alors. C'est ça.

Thursday, May 21, 2009

Salon du livre de l'Abitibi

Amos, j'arrive!

Je serai au Salon, en dédicaces, 

Vendredi de 19h à 20h30, et samedi de 10h à 11h30 et de 19h à 20h30. 

Je ferai aussi la lecture de quelques chroniques qu'Annie Boulanger illustrera simultanément, samedi entre 14h et 16h à la Librairie Service Scolaire de Rouyn-Noranda.

Au plaisir!

Tuesday, May 12, 2009

Work-in-progress

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais je vous trompe avec Élise Gravel. Notre projet de livre illustré sur les aléas de la maternité avance, et nous avons décidé que non seulement nous avouerions notre adultère, mais que nous vous donnerions aussi des photos. Dépravation!!

Notre livre contiendra, entre plusieurs autres choses, des pseudos-records du monde accomplis par des bébés ou leurs parents. En voici deux (plus une illustration de GG, la Géniale Gravel).

***

Exercices

Peter et Sue T., du comté de Coos au New Hampshire, ont provoqué joie et admiration chez les internautes en diffusant sur le Web les vidéos de leurs séances d’exercices avec leur fils de 4 mois, Travis. Ce dernier a commencé à se retourner du dos au ventre dès l’âge de 3 trois semaines. Voyant cela, ses parents l’ont encouragé à développer ses habiletés physiques et aujourd’hui, Travis arrive à se mettre debout en s’agrippant à une patte de table. Une manœuvre compliquée d’escalade lui permet de se hisser sur la table, après quoi, il prend une position d'appui renversé sur les mains et exécute un triple salto arrière avant d’atterrir en roulade sur son tapis-alphabet. « Bravo, Travis! », s’exclame invariablement Peter, tandis que Sue nettoie la table avec un chiffon humide.

Casse-tête

Oliver B., 3 ans, de Lexington en Angleterre, adore les casse-têtes. Ce n’est cependant pas ce que ses parents ont cru au début. « Olivier retournait toutes les pièces à l’envers, comme s’il ne supportait pas les illustrations de petits chatons ou de camions de pompiers. Nous étions très inquiets. » Mais Barbara et Frank B. ont vite été rassurés. « Oliver trouvait que faire les casse-têtes en regardant l’image était trop facile. Il a donc décidé de les faire à l’envers, pour plus de défi. » Oliver est vite passé du casse-tête 4 morceaux « Les fruits que j’aime » à une œuvre de 5000 pièces illustrant la beauté de Neuschwanstein et ses environs. « Nous avons toujours rêvé de visiter Neuschwanstein », nous avoue Barbara. « Dommage qu’on ne puisse même pas voir l’image. »

Sunday, May 03, 2009

Autopsie d'un malaise

Il arrive fréquemment que j'aille promener Chien Premier avec une princesse. C'est que Bébé, bénéficiaire des talents de sa grand-mère paternelle en couture, aime se déguiser pour m'accompagner, un jour en Cendrillon, l'autre en Blanche-Neige, et ce matin en Aurore (la Belle au bois dormant, pas l'enfant martyre). 

Comme il se doit, ces visions de contes de fée enchantent tout le quartier, et parfois, que voulez-vous que je vous dise, ça me donne envie de semer le doute, la consternation et même, certains jours où je me sens des affinités avec la Méchante Reine, le malaise. Je suis comme ça, inutile de vouloir me retirer mes pouvoirs maléfiques, et puis d'ailleurs, c'est pour ça que vous m'aimez.

Madame du quartier - Oh! Regardez-moi donc la belle petite princesse! Comment tu t'appelles, belle petite princesse?

Bébé, remarquablement polie avec les étrangers - Aurore.

Madame du quartier - Pourquoi tu t'es déguisée en belle princesse?

Mère indigne, du ton exagérément enjoué d'une femme qui a abusé des Xanax - On s'en va ramasser des bonbons!

J'ai fait moult tests et beaucoup analysé la question, et je peux vous dire avec une grande certitude qu'à partir de ce moment-là, tout se joue en une seule seconde, et dans un ordre très précis:

Premier cinquième de seconde: Mon interlocutrice bat des paupières convulsivement, pas sûre d'avoir bien entendu.

Puis, elle regarde autour d'elle d'un air affolé. Manifestement, elle met en doute sa santé mentale (et si, plutôt que de profiter d'un matin de printemps, nous nous trouvions en réalité le soir du 31 octobre? Elle n'a pas souvenir d'avoir même planté ses graines de carottes, mais serait-ce déjà l'Halloween? Et elle qui n'a pas de bonbons, pas de bonbons!) Cet état de panique intense la possède toute entière pendant 1/4 de seconde.

Le prochain huitième de seconde est consacré à la réalisation que nous sommes bel et bien au mois de mai, ce qui pave la voie à un bon gros tiers de seconde où, cette fois-ci, c'est mon équilibre mental qui est légitimement remis en question (cette femme est manifestement sous l'emprise d'une drogue quelconque comme le LSD ou l'alcool de pissenlit. Son enfant est en danger. Bordel de bon sang, c'est quoi déjà le num- 911. C'est ça! C'est le 91-)

Oups! Il me reste un peu moins d'un dixième de seconde pour dissiper le malaise. Non, c'est vrai, quoi, je ne suis pas si méchante, et ce serait tout de même ennuyeux d'avoir la police à la maison pour une bête histoire de détournement de fête traditionnelle.

Mère indigne - Ah, ah, ah! C'est une blague!

Madame du quartier - Euh, ah, ah, ah. (Puis, retournant chez elle:) Chéri, rappelle-moi de ne plus sortir de la maison le dimanche matin entre dix heures et midi.

Bon, toutes ces histoires m'ont donné le goût d'aller me dégourdir les jambes. Et puisque Bébé est partie au cirque avec Père indigne, c'est Chien Premier qui va mettre la robe de princesse.

Citoyens de Laval-des-Rapides, aux abris.